Une varice est une veine superficielle des jambes devenue dilatée, tortueuse et incapable de ramener correctement le sang vers le cœur. Elle n'est pas un simple défaut esthétique : elle est le signe visible d'une insuffisance veineuse chronique, une maladie évolutive du système veineux des membres inférieurs. Son traitement relève donc d'une démarche médicale, pas d'un choix de confort.
La prise en charge repose sur un principe simple : supprimer ou neutraliser les voies veineuses par lesquelles le sang reflue vers le bas, tout en préservant celles qui fonctionnent encore. Selon le siège et l'importance de ce reflux, les moyens vont du port d'une compression élastique à l'injection sclérosante, à la fermeture d'un tronc veineux par laser ou radiofréquence introduits dans la veine, jusqu'au retrait chirurgical de la veine malade.
Cette page explique comment se constitue une varice, quels symptômes doivent conduire à consulter, pourquoi l'écho-doppler veineux conditionne toute la stratégie, ce que chaque technique traite réellement, à quoi ressemblent les suites, et pourquoi la question de la récidive doit être posée dès la première consultation. Les lésions vasculaires du visage — couperose, rosacée, angiomes — relèvent d'une problématique entièrement différente et sont traitées sur la page consacrée au laser vasculaire.
Le sang veineux des jambes doit remonter contre la pesanteur. Il y parvient grâce à trois mécanismes : la contraction des muscles du mollet qui comprime les veines profondes, l'écrasement de la semelle veineuse plantaire à chaque pas, et la présence de valvules à l'intérieur des veines. Ces valvules sont de petits replis en forme de nid de pigeon qui laissent passer le sang vers le haut et se ferment pour l'empêcher de redescendre.
Lorsqu'une valvule perd son étanchéité, le sang redescend au lieu de monter. Ce phénomène s'appelle le reflux. La colonne de sang qui stagne exerce une pression permanente sur la paroi veineuse en aval, qui se distend à son tour. Cette distension écarte les valvules situées plus bas, qui deviennent à leur tour incontinentes. Le processus s'auto-entretient de proche en proche, de haut en bas.
C'est pourquoi une varice ne régresse jamais spontanément et pourquoi traiter uniquement le segment visible sans s'occuper de la source du reflux expose à une réapparition rapide.
Les jambes possèdent deux réseaux veineux reliés entre eux. Le réseau profond, situé entre les muscles, assure l'essentiel du retour sanguin. Le réseau superficiel, sous la peau, comprend principalement deux troncs : la grande veine saphène, qui monte de la cheville à l'aine le long de la face interne de la jambe et de la cuisse, et la petite veine saphène, qui remonte à la face postérieure du mollet jusqu'au creux poplité, derrière le genou. Des veines perforantes traversent le fascia pour relier les deux réseaux.
Les varices se développent sur le réseau superficiel. Le reflux naît le plus souvent à la jonction entre une saphène et le réseau profond — jonction saphéno-fémorale à l'aine, jonction saphéno-poplitée derrière le genou — ou au niveau d'une perforante devenue incontinente. Identifier ce point de fuite est précisément l'objet de l'examen écho-doppler.
La prédisposition familiale est le facteur le plus constant : une paroi veineuse et des valvules de qualité insuffisante sont en grande partie héritées. S'y ajoutent des facteurs qui augmentent la pression veineuse ou fragilisent la paroi : les grossesses, par l'effet des hormones sur le tonus veineux et la compression exercée par l'utérus ; le surpoids ; la station debout ou assise prolongée sans mobilisation du mollet ; la chaleur ; l'âge ; le manque d'activité physique. Le sexe féminin est plus souvent concerné, mais la maladie veineuse touche aussi les hommes, chez qui elle est fréquemment diagnostiquée plus tard.
Les symptômes précèdent souvent l'apparition de varices visibles, et leur caractéristique commune est de s'aggraver au fil de la journée et de s'améliorer en position allongée ou jambes surélevées.
Un point mérite d'être souligné : il n'existe pas de proportion fiable entre la taille des varices et l'intensité des symptômes. Des varices volumineuses peuvent rester indolores, tandis qu'une insuffisance veineuse modérée mais mal tolérée provoque une gêne quotidienne importante. La décision de traiter ne se prend donc jamais sur le seul aspect visible.
L'insuffisance veineuse chronique est une maladie évolutive. En l'absence de prise en charge, la stagnation du sang finit par retentir sur la peau et les tissus, en particulier au tiers inférieur de la jambe où la pression est la plus élevée.
La dermite ocre se traduit par des taches brunes indélébiles à la face interne de la cheville. Elles proviennent du dépôt de fer issu des globules rouges sortis des capillaires sous l'effet de la pression. Une fois installées, ces taches ne disparaissent pas, même après un traitement efficace du reflux.
L'eczéma variqueux associe rougeur, desquamation et démangeaisons sur un territoire veineux, avec un risque de surinfection par grattage.
L'hypodermite et l'atrophie blanche correspondent à un épaississement inflammatoire puis scléreux du tissu sous-cutané, la peau devenant dure, indurée et adhérente, parsemée de plages blanches mal vascularisées.
L'ulcère variqueux est le stade ultime : une plaie chronique, souvent sus-malléolaire interne, longue à cicatriser, sujette aux récidives et très invalidante. Sa prise en charge est longue et repose en grande partie sur la correction du reflux veineux sous-jacent.
La thrombose veineuse superficielle, ou paraphlébite, se manifeste par un cordon rouge, chaud, dur et douloureux sur le trajet d'une varice. Longtemps considérée comme bénigne, elle impose aujourd'hui une consultation rapide et un écho-doppler, car elle peut s'étendre au réseau profond et s'associer à une thrombose veineuse profonde.
La rupture d'une varice est plus rare mais impressionnante : un choc minime sur une varice superficielle sous une peau amincie peut provoquer une hémorragie abondante, qui se contrôle par la compression et la surélévation de la jambe.
Les médecins classent le stade clinique de la maladie veineuse selon une échelle internationale. En connaître les grandes lignes aide à comprendre le compte rendu remis après l'examen.
| Stade clinique | Ce qui est constaté |
|---|---|
| C0 | Aucun signe visible ou palpable, symptômes possibles |
| C1 | Télangiectasies et veines réticulaires (varicosités) |
| C2 | Varices proprement dites |
| C3 | Œdème sans atteinte cutanée |
| C4 | Troubles trophiques : dermite ocre, eczéma, atrophie blanche |
| C5 | Ulcère cicatrisé |
| C6 | Ulcère actif |
Aucune décision thérapeutique sérieuse ne se prend sans écho-doppler veineux des membres inférieurs. Cet examen est le seul à montrer ce que l'œil ne voit pas : d'où part le reflux, quel tronc est atteint, sur quelle longueur, quel est le diamètre des veines, et surtout si le réseau profond est perméable.
L'examen est indolore, non irradiant et ne nécessite aucune préparation. Il se réalise en grande partie debout, et ce détail est essentiel : allongé, un reflux peut ne pas se manifester. L'opérateur applique une sonde d'échographie sur les trajets veineux, visualise les veines et mesure le sens et la durée du flux sanguin. Il comprime manuellement le mollet puis relâche, ou demande une manœuvre de poussée abdominale, pour déclencher le reflux et le chronométrer.
Le résultat est une cartographie veineuse : un schéma précisant les segments incontinents, les jonctions atteintes, les perforantes en cause et l'état du réseau profond.
Elle détermine à elle seule la technique retenue. Un reflux limité à une branche collatérale ne justifie pas de traiter le tronc saphène. À l'inverse, traiter des varices visibles en laissant une grande saphène incontinente revient à vider un récipient sans fermer le robinet. Elle permet aussi de repérer les situations où certaines techniques sont contre-indiquées, par exemple une veine superficielle qui assure la suppléance d'un réseau profond obstrué : dans ce cas, la supprimer aggraverait l'état de la jambe.
Un praticien qui propose un traitement sans avoir vu ou fait réaliser cet examen travaille à l'aveugle. C'est l'un des points de vigilance les plus importants pour un patient qui organise une prise en charge à l'étranger : la cartographie doit être disponible, récente, et discutée avant le déplacement.
Il n'existe pas de technique universellement supérieure. Le choix dépend du type de veine concernée, de son diamètre, de son trajet, de la présence ou non d'un reflux tronculaire, de l'état cutané et des antécédents. Plusieurs méthodes sont d'ailleurs fréquemment combinées au cours d'une même prise en charge.
| Technique | Principe | Cible habituelle |
|---|---|---|
| Compression élastique | Pression dégressive exercée de la cheville vers le haut | Traitement de fond et complément obligatoire des autres techniques |
| Sclérothérapie liquide | Injection d'un produit irritant la paroi, qui provoque sa fibrose | Varicosités et petites veines réticulaires |
| Sclérothérapie à la mousse | Produit émulsionné, plus volumineux et plus adhérent à la paroi | Varices de moyen calibre, récidives, certains troncs |
| Laser endoveineux | Fibre optique introduite dans la veine, chaleur fermant la paroi | Grande et petite veines saphènes |
| Radiofréquence endoveineuse | Cathéter chauffant la paroi de façon segmentaire et contrôlée | Troncs saphènes, alternative au laser |
| Phlébectomie | Extraction de segments variqueux par micro-incisions au crochet | Varices collatérales saillantes et sinueuses |
| Éveinage chirurgical | Retrait du tronc saphène après ligature de sa jonction | Gros troncs très dilatés ou anatomie défavorable |
Bas, chaussettes ou collants de contention exercent une pression plus forte à la cheville qu'au mollet, ce qui aide le sang à remonter. La compression ne supprime aucune varice et ne corrige aucun reflux : elle soulage les symptômes, réduit l'œdème et ralentit l'évolution. Elle constitue le socle du traitement à tous les stades, et reste indispensable après chacune des autres techniques. Son efficacité dépend entièrement du fait qu'elle soit enfilée le matin avant le lever, avant que l'œdème ne s'installe.
Elle consiste à injecter dans la veine un produit sclérosant qui agresse volontairement la paroi interne. La veine s'enflamme, se referme, puis se transforme progressivement en cordon fibreux résorbé par l'organisme. Le produit peut être injecté sous forme liquide, pour les petits vaisseaux, ou émulsionné en mousse, ce qui augmente sa surface de contact et son temps d'action sur des veines plus larges. La mousse est le plus souvent injectée sous contrôle échographique.
Le traitement se fait en cabinet, sans anesthésie, en plusieurs séances espacées de quelques semaines. La marche est reprise immédiatement et la compression est portée ensuite pendant une durée définie par le médecin. Les varicosités des jambes, ces fins réseaux rouges ou violacés, relèvent de cette technique — et non du laser utilisé pour les lésions vasculaires du visage, dont la peau, la profondeur et la pression veineuse n'ont rien de comparable.
Ces deux méthodes, dites thermiques endoveineuses, partagent le même principe : au lieu de retirer la veine, on la ferme de l'intérieur. Sous contrôle échographique, une fibre laser ou un cathéter de radiofréquence est introduit dans le tronc saphène par une ponction à travers la peau, puis remonté jusqu'à la jonction. Une anesthésie locale par infiltration est injectée tout autour de la veine : elle anesthésie, protège les tissus voisins de la chaleur et comprime la veine contre la source d'énergie. Le dispositif est ensuite retiré progressivement en délivrant la chaleur, ce qui provoque la rétraction et l'occlusion de la paroi. La veine fermée s'atrophie et disparaît avec le temps.
Ces techniques se pratiquent le plus souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale tumescente éventuellement complétée d'une sédation, avec reprise de la marche immédiate. Elles ont l'avantage d'éviter l'incision à l'aine et de réduire les hématomes par rapport à l'éveinage. Elles supposent en revanche une veine suffisamment rectiligne pour permettre le passage du cathéter.
Il s'agit du retrait mécanique de segments variqueux par de minuscules incisions de deux à trois millimètres réalisées au bistouri fin ou à l'aiguille, à travers lesquelles la veine est attrapée au crochet et extraite par fragments. Elle traite les varices collatérales bien visibles sous la peau, celles qui font saillie et que ni la chaleur ni la sclérose ne traiteraient aussi bien. Elle est très fréquemment associée à un geste thermique sur le tronc au cours de la même séance, le marquage des trajets étant réalisé debout juste avant.
Longtemps traitement de référence, l'éveinage — ou stripping — consiste à lier la saphène à sa jonction avec le réseau profond, par une courte incision à l'aine ou au creux poplité, puis à retirer le tronc à l'aide d'un fil ou d'une sonde introduite dans la veine. Il conserve des indications précises : troncs très dilatés, trajets sinueux ne permettant pas la montée d'un cathéter, veines très superficielles, certaines récidives. Il se réalise sous anesthésie locorégionale ou générale et s'accompagne de suites plus marquées, avec des ecchymoses souvent étendues à la cuisse.
D'autres procédés non thermiques, comme l'occlusion par colle biologique ou les techniques mécanico-chimiques, sont proposés dans certaines indications. Leur place se discute au cas par cas et leur recul est plus limité que celui des méthodes ci-dessus.
La consultation comprend un interrogatoire sur les symptômes, les antécédents personnels et familiaux de phlébite, les traitements en cours dont la contraception hormonale, puis un examen des jambes debout et allongé, complété par l'écho-doppler. Un bilan sanguin et une consultation d'anesthésie sont demandés lorsqu'un geste au bloc est prévu.
Le jour de l'intervention, le chirurgien repère et dessine les trajets veineux à traiter, patient debout, car les varices s'affaissent en position allongée. Le geste dure en général moins d'une heure et demie, variable selon le nombre de segments traités et selon qu'une ou deux jambes sont opérées. La compression est mise en place sur la table d'opération, et le lever est encouragé dès les premières heures : la marche est ici un élément du traitement, pas une simple recommandation de confort.
Les suites sont habituellement décrites comme gênantes plus que douloureuses, la sensation dominante étant une tension le long du trajet traité.
| Période | Ce qui est habituel |
|---|---|
| Premières 48 heures | Tension et tiraillements, ecchymoses débutantes, compression portée en continu, marche plusieurs fois par jour |
| 1re semaine | Ecchymoses maximales, cordons durs et sensibles sur les trajets traités, reprise d'une activité sédentaire souvent possible |
| 2 à 4 semaines | Ecchymoses en régression, induration des veines traitées, sensations de picotement ou d'engourdissement localisées |
| 1 à 3 mois | Assouplissement des cordons, disparition progressive des veines fermées, allègement du port de la compression sur consigne médicale |
| 3 à 6 mois | Aspect stabilisé, cicatrices de phlébectomie encore visibles et en cours de pâlissement |
Le port de la compression après le geste n'est pas accessoire : il limite l'œdème et les hématomes, améliore le confort et participe à la qualité du résultat. Sa durée est fixée par le praticien selon la technique employée et l'étendue du traitement. L'exposition solaire directe sur les zones traitées et les cicatrices est déconseillée pendant plusieurs mois, en raison du risque de pigmentation résiduelle. Les bains, la piscine, le hammam et les sports d'impact sont repris progressivement, sur avis médical. En cas de voyage en avion après l'intervention, les modalités de prévention thromboembolique doivent être définies à l'avance.
C'est l'information la plus souvent passée sous silence, et pourtant la plus structurante. Traiter des varices ne guérit pas la maladie veineuse. L'intervention supprime des veines devenues incontinentes ; elle ne modifie ni la qualité de la paroi veineuse ni la prédisposition qui a conduit à leur apparition. De nouvelles varices peuvent donc se développer au fil des années sur d'autres segments, et la survenue d'une récidive n'est pas synonyme de traitement mal conduit.
Plusieurs mécanismes coexistent. La néovascularisation désigne la repousse d'un lacis de petites veines au niveau d'une jonction traitée, en particulier après une ligature chirurgicale à l'aine : l'organisme reconstitue des voies de passage. La recanalisation correspond à la réouverture partielle d'une veine fermée par la chaleur ou par la sclérose. Enfin, l'évolution naturelle de la maladie fait apparaître des reflux sur des segments qui étaient sains au moment du traitement initial.
Les conséquences pratiques sont claires : une surveillance par écho-doppler à intervalles réguliers est justifiée, la compression et l'hygiène veineuse gardent leur intérêt après le traitement, et les récidives sont le plus souvent accessibles à des gestes plus légers, sclérothérapie à la mousse ou phlébectomie complémentaire, à condition d'être prises tôt. Un praticien qui annonce une disparition définitive et sans retour des varices donne une information inexacte.
Les techniques actuelles sont bien codifiées, mais aucune n'est dénuée de risque.
Suites fréquentes et attendues : ecchymoses parfois étendues, cordons indurés et sensibles pendant plusieurs semaines, œdème, tiraillements, petites zones d'engourdissement cutané.
Complications locales : pigmentation brunâtre le long du trajet traité, fréquente après sclérothérapie et régressant en plusieurs mois sans être toujours complète ; matting, c'est-à-dire l'apparition d'un fin réseau de vaisseaux rouges autour d'une zone sclérosée ; hématome ; lymphocèle ou collection lymphatique, surtout après un geste à l'aine ; infection ; brûlure cutanée avec les techniques thermiques ; nécrose cutanée localisée en cas d'injection hors de la veine ; lésion d'un nerf sensitif de voisinage — nerf saphène à la jambe, nerf sural au mollet — responsable d'une zone d'insensibilité ou de fourmillements, le plus souvent transitoire mais parfois durable.
Complications rares mais graves : thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire, dont la prévention repose sur le lever précoce, la compression et, selon les cas, un traitement anticoagulant ; extension d'un thrombus depuis le territoire traité vers le réseau profond après un geste thermique ; réaction allergique au produit sclérosant ; troubles visuels transitoires ou migraine avec aura rapportés après sclérothérapie à la mousse ; complications liées à l'anesthésie.
Certaines situations imposent une évaluation renforcée ou contre-indiquent tout ou partie des techniques : antécédent de thrombose veineuse profonde, thrombophilie connue, artériopathie des membres inférieurs qui interdit la compression forte, grossesse, allaitement, infection cutanée en cours, alitement prolongé.
Le traitement supprime le reflux et les veines malades ; il ne restaure pas l'état antérieur de la jambe. Les lésions cutanées déjà constituées ne régressent pas : une dermite ocre reste pigmentée, une atrophie blanche reste blanche, une peau indurée s'assouplit lentement et partiellement. C'est un argument fort en faveur d'une prise en charge avant le stade des troubles trophiques.
Les symptômes ne sont pas toujours entièrement corrigés. Des jambes lourdes peuvent avoir d'autres causes associées — surcharge pondérale, arthrose, œdème d'origine médicamenteuse, insuffisance lymphatique — que le traitement veineux ne modifie pas. À l'inverse, un patient traité pour des varices peu symptomatiques ne ressentira pas de changement spectaculaire dans son quotidien.
Sur le plan esthétique, les cicatrices de phlébectomie, bien que très petites, restent visibles plusieurs mois et leur évolution dépend du type de peau ; une pigmentation résiduelle est plus fréquente sur les phototypes foncés, et les cicatrices anormales relèvent alors d'une prise en charge spécifique décrite sur la page dédiée au traitement des cicatrices. Enfin, le traitement d'une insuffisance veineuse ne modifie pas le galbe ou le volume des jambes : une demande portant sur la silhouette relève d'une démarche distincte, par exemple une liposuccion des membres inférieurs, qui n'a aucun effet sur la circulation veineuse.
Il n'existe pas de tarif unique, car deux jambes ne présentent jamais la même cartographie veineuse. Le coût se construit à partir du programme établi après l'écho-doppler. Les principaux facteurs de variation sont :
Un devis sérieux détaille chacun de ces postes et précise ce qui est inclus en cas de séance complémentaire. Il peut être établi à partir de votre bilan veineux, mais il ne sera fiable qu'après examen clinique et lecture de la cartographie.
Non. Une veine dont les valvules sont devenues incontinentes ne redevient pas continente. Les veinotoniques, la marche, la surélévation des jambes et la compression soulagent les symptômes et ralentissent l'évolution, mais ne suppriment pas une varice constituée.
Non, à condition que le réseau profond soit sain, ce que vérifie précisément l'écho-doppler. Une veine superficielle incontinente ne participe plus au retour veineux : elle l'entrave. La supprimer redirige le sang vers les voies fonctionnelles. La seule situation où une veine superficielle doit être conservée est celle où elle sert de voie de suppléance à un réseau profond obstrué.
La sclérothérapie provoque une sensation de piqûre puis parfois une brûlure brève. Les gestes thermiques sont réalisés sous anesthésie locale infiltrée et sont peu douloureux pendant la procédure. Les jours suivants, la gêne dominante est une tension sur le trajet traité, généralement contrôlée par des antalgiques simples.
Pour une sclérothérapie, l'activité est reprise immédiatement. Après un geste thermique ou une phlébectomie, une reprise d'activité sédentaire est souvent possible en quelques jours, davantage pour un travail en station debout prolongée ou physique. Ces repères sont indicatifs et dépendent de l'étendue du traitement.
Oui. La maladie veineuse est chronique et la prédisposition persiste. De nouvelles varices peuvent apparaître, une veine traitée peut se recanaliser, et une néovascularisation peut se développer au niveau d'une jonction opérée. Un suivi régulier permet de traiter ces évolutions à un stade où des gestes légers suffisent.
Le traitement est habituellement différé après l'accouchement et la fin de l'allaitement. Les varices apparues pendant la grossesse régressent souvent partiellement dans les mois qui suivent, et il est nécessaire d'attendre cette stabilisation avant de faire le bilan. Pendant la grossesse, la prise en charge repose sur la compression et les mesures posturales.
Elles sont traitées par sclérothérapie, éventuellement associée à un laser transcutané pour les vaisseaux les plus fins. Mais un bilan écho-doppler reste utile au préalable : des varicosités isolées peuvent être alimentées par un reflux plus profond, et traiter uniquement la surface expose à une réapparition rapide.
La chaleur dilate les veines et majore la sensation de jambes lourdes et l'œdème. Bains très chauds, hammam, sauna, épilation à la cire chaude et chauffage par le sol accentuent l'inconfort. Ce n'est pas la cause de la maladie, mais un facteur d'aggravation des symptômes.
Les activités qui font travailler la pompe musculaire du mollet en douceur sont les plus favorables : marche, natation, vélo, aquagym. Les sports à impact répété ou avec efforts de poussée intense sont moins recommandés en cas de maladie veineuse évoluée. Après un geste, la reprise se fait toujours par paliers et sur avis médical.